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[Infographie] Applications mobiles et objets connectés pour la santé : où en est-on ?

[Infographie Santé connectée] Appli mobiles et objets connectés

Dans les années à venir, objets connectés et applications mobiles vont sans doute révolutionner le monde de la santé. Le potentiel de ce qu’on appelle aujourd’hui « la santé connectée » est immense, mais l’utilisation à grande échelle de ces technologies reste conditionnée à une nécessaire régulation qui viendra garantir la sécurité des données personnelles.

Au lendemain du salon HIT (Health IT Expo, Paris Healthcare Week), il nous a paru intéressant de dresser un rapide panorama de l’état des lieux en matière d’applications mobiles et d’objets connectés pour la santé : qu’est-ce que la santé connectée ? que couvre cette dénomination ? Et où en sommes-nous aujourd’hui en termes d’utilisation ?

Infographie Inflexsys Applications mobiles et objets connectés pour la santé : où en est-on ?
Infographie Inflexsys Applications mobiles et objets connectés pour la santé : où en est-on ?

La santé connectée expliquée en quelques mots clés

Lorsqu’on parle de « santé connectée » aujourd’hui, de quoi parle-t-on précisément ? pour beaucoup de personnes non spécialistes, il est bien difficile de faire la différence entre e-santé, m-santé et santé connectée ? A cela, se mêle un jargon franglais (quantified-self, wearables…) désignant parfois des pratiques très proches l’une de l’autre, ce qui augmente encore la confusion. Quelques explications s’imposent :

  • La e-santé (e-Health) : Datant du début des années 2000, le terme d’e-santé regroupe tout usage de l’Internet et des Technologies de l’Information, dans un but de prévention ou de soin.
  • La m-santé (m-Health) : Apparu plus récemment, ce terme désigne toute pratique médicale qui s’appuie sur des dispositifs mobiles.
  • La santé connectée : Ce terme générique inclut aujourd’hui l’e-santé, la télémédecine (pratique médicale à distance s’appuyant sur les TIC), la m-santé, les objets connectés… Les premiers utilisateurs de ces technologies ont été des patients atteints de pathologie chroniques : elles leur permettaient de mieux prendre en charge leur maladie et de fournir des informations complémentaires au médecin lors des consultations. Aujourd’hui, la santé connectée s’étend au champ de la prévention et du bien-être, ce qui annonce une révolution en matière de santé publique.
  • Le « Quantified-Self » : ce terme qui, mot à mot, signifie « la mesure de soi », regroupe toute pratique (connectée ou pas) permettant à chacun d’entre nous de mesurer de manière parfaitement autonome des données relatives à notre propre corps. Ce terme inclut notamment tous les traqueurs d’activité et capteurs divers qui transmettent, par wifi ou Bluetooth, des constantes liées à notre mode de vie, sous forme graphique, à notre smartphone ou à notre tablette.
  • « Wearables » : Ce terme anglais désigne tout accessoire (bracelet…) ou vêtement au sein duquel est intégré de l’électronique ou de l’informatique (i.e. une technologie portable). Incorporant des capteurs bon marché, ces objets connectés que l’on porte sur soi peuvent mesurer des variables corporelles et les transmettre. Il existe aussi des objets qui sont « intégrés » au corps (lentilles, patches greffés sous la peau…) permettant de surveiller des signes vitaux.

Santé connectée : où en sommes-nous en termes d’usages ?

Si le volume mondial des applications mobiles de santé ne cesse d’augmenter, les études françaises montrent que nos compatriotes sont frileux quant à confier des informations confidentielles à leur Smartphone (44% des non-utilisateurs d’applications mobiles pour la santé craignent une utilisation inadéquate de leurs données de santé). Il leur arrive de télécharger des applications de santé (nous sommes 7 millions à l’avoir déjà fait), mais quant à les utiliser quotidiennement, c’est une autre affaire ! Finalement, c’est toujours chez les malades chroniques que l’usage de la santé mobile est le plus répandu.

Du côté des objets connectés, la situation est légèrement différente : le secteur du bien-être booste les ventes, portant à 3 millions le nombre d’objets connectés achetés par les français pour un CA de 64 Millions d’euros. 11% d’entre nous déclarent utiliser un objet connecté, avec dans le Top 5 des objets les plus couramment utilisés** : Traqueurs d’activité, automesure de tension artérielle, surveillance de bébé, suivi du sommeil et du poids. Comme pour les applications mobiles, l’un des freins principaux à l’utilisation massive d’objets connectés pour la santé, est l’appréhension liée à la perte de contrôle de nos données personnelles.

Même si les bénéfices de la santé connectée sont désormais reconnus (potentielle réduction des dépenses de santé, prévention accrue, systèmes de santé plus efficients, patients plus responsables…), il apparaît donc nécessaire de lever les freins liés à la protection des données et à la sécurité, pour créer la confiance et permettre aux usages de s’ancrer dans nos pratiques quotidiennes.

En savoir plus :

Webinar InfleXsys Quelles fonctionnalités mobiles pour des usages innovants répondant aux besoins utilisateurs ?

Si vous souhaitez que nous vous accompagnions dans la mise en place de votre projet autour de la santé connectée,
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Sources :

  • *Tous les chiffres de cette infographie hormis le TOP5 des objets connectés sont issus du Livre Blanc du Conseil national de l’Ordre des médecins « Santé connectée – De la e-santé à la santé connectée », Janvier 2015.
  • **Etude 1001Pharmacies.com : « Comment les français appréhendent-ils les objets connectés dédiés à la Santé, 2015