« InfleXsys fait sa part », bilan de l’étape 1 : collecte d’équipements électriques et électroniques

13.Oct.22

Dans le cadre de sa labellisation Numérique Responsable et dans l’objectif de développer davantage ses engagements écoresponsables, InfleXsys s’est lancé un défi sur 4 mois, démarrant en septembre et courant jusqu’à la fin de l’année :

  • En septembre, collecte d’équipements électriques et électroniques dans le cadre de notre participation à l’opération Recycl’age – Une seconde vie pour vos appareils électriques et électroniques, organisée à l’occasion de la semaine européenne du développement durable, par la Région Nouvelle-Aquitaine, EcoMicro, le MEDEF Gironde, SO· Games, Le SYRPIN et DIGITAL AQUITAINE.
  • En octobre, organisation en interne d’ateliers Inventons nos vies bas carbone pour découvrir les ordres de grandeur liés aux réalités de notre quotidien (alimentation, transport, logement…) et identifier des pistes de réduction de notre bilan carbone.
  • En novembre, nettoyage de nos données dans l’esprit du Cyber World Clean Up Day auquel nous avons participé en Mai 2022.
  • En décembre, collecte de stylos usagés pour financer le recueil en refuge de chats abandonnés, blessés ou malades (association Potron Minet) ; et de bouchons pour permettre l’acquisition de matériel pour handicapés (association Les bouchons d’amour)

Bilan de l’opération de septembre : collecte de D3E (Déchets d’équipements électriques et électroniques)

Durant tout le mois de septembre, les collaborateurs d’InfleXsys ont procédé à la collecte dans leur entourage (aussi bien des particuliers que des entreprises) des équipements électriques et électroniques usagers.

Ce sont 342 équipements (716 kg !) qui ont donc été collectés et déposés ce jeudi 6 octobre chez EcoMicro, partenaire de l’opération et acteur engagé du recyclage et du reconditionnement en Nouvelle-Aquitaine.

Collecte équipements électriques électroniques : InfleXsys

À l’occasion de ce dépôt, étaient organisées pour toutes les entreprises participant à l’opération Recycl’age une visite de leurs locaux et la découverte de la chaîne de recyclage et de reconditionnement des équipements électroniques usagés.

L’occasion pour nous d’en savoir plus sur cette activité nécessaire et pourtant peu connue.

 

Qui est EcoMicro

EcoMicro est un acteur bordelais agréé, spécialisé dans la gestion raisonnée des Déchets d’équipement électrique et électronique).

Les D3E comprennent :

  • Les équipements informatiques (ordinateurs, unités centrales, écrans, chargeurs…)
  • Les équipements industriels
  • Le matériel informatique de laboratoire
  • La téléphonie
  • Les équipements réseau
  • Les cartes électroniques
  • Les composants

La mission d’EcoMicro est donc d’organiser la collecte de ces déchets d’équipements électriques et électroniques auprès de particuliers ou d’entreprises et de les traiter localement pour les réhabiliter sous forme de produits reconditionnés ou de matières premières recyclées. La volonté de ses dirigeants est de créer des synergies locales ou régionales, et de favoriser une économie circulaire et des circuits courts.

Collecte équipements électriques électroniques : InfleXsys

Cheminement d’un équipement électronique chez Eco micro

À l’arrivée, le matériel est pesé et on vérifie dans quelle catégorie le mettre en accord avec la réglementation.

Durant cette étape, on différencie les catégories de matériel (ordinateurs, écrans, PC portables, serveurs, téléphones mobiles, etc.) et on les teste pour les orienter soit vers le recyclage et la revalorisation ; soit vers le reconditionnement.

Le recyclage

Si rien ne peut être fait des matériels ou partie de matériels collectés, en dernier lieu, ils sont déconstruits. Chacune des pièces détachées sera ainsi revalorisée.

Donc, à ce stade, on fait le tri : câbles, blocs alimentation, disques durs, cartes électroniques, lecteurs CD…

Dans ces éléments, on trouve :

  • Des matériaux pauvres (ne contenant aucun métaux précieux) = aluminium, cuivre…
  • Des matériaux riches (contenant des métaux précieux) = argent, or, palladium. Certains sont juste flashés (c’est-à-dire à peine colorés) et la quantité de matière est infime.

Une fois triés, chacun de ces éléments est envoyé à des fonderies partenaires spécialisées pour extraire les métaux qui seront ensuite orientés vers les filières appropriées : ces partenaires sont choisis par EcoMicro selon leur capacité technique à traiter les déchets concernés et leur proximité géographique.

Pour information et à titre d’exemple, si on jette une box internet défectueuse à la poubelle, elle sera sans doute brûlée dans une déchetterie avec les déchets ménagers. Dans ce cas, non seulement la matière première est perdue, mais aussi cela génère de la pollution, car les filtres des déchetteries ne sont pas prévus pour récupérer les vapeurs toxiques émises par certains des matériaux utilisés à l’intérieur des box.

Le reconditionnement

Acheter du reconditionné permet de réduire notre empreinte environnementale, car chaque ordinateur produit coûte très cher en ressources naturelles et en énergie.

Le reconditionnement consiste à donner une seconde vie à nos équipements… et aussi à apporter quand c’est possible une réponse à l’obsolescence programmée !

Le reconditionnement est encadré par des normes. En matière de D3E, une norme française est en vigueur depuis 2020, la NF EN 50614, qui définit les « Exigences relatives à la préparation en vue de réutilisation des déchets d’équipements électriques et électroniques».

Au moment du tri, le matériel qui a le potentiel d’être réemployé, est orienté vers le reconditionnement. Un audit du matériel est alors réalisé car pour être reconditionné, il doit répondre point par point à un cahier des charges exigeant et offrir une performance suffisante. Par exemple, si un PC accepte Windows 10 mais qu’il s’avère trop lent, il est considéré comme obsolète et on le dirige vers le recyclage.

Les disques durs notamment subissent un effacement sécurisé réalisé à l’aide d’outils logiciels professionnels conformes à des standards internationaux en la matière (compatible défense). Il ne s’agit donc pas d’un simple formatage. Ce procédé industriel permet l’effacement définitif de toutes les données, dans le respect du RGPD.

Tous les équipements (desktop, laptop, téléphone…) suivent donc un cheminement précis (tests, améliorations techniques, changement de pièces, nettoyage, installation…) au sein de l’atelier de reconditionnement dans lequel de grands bacs accueillent chaque élément classé par catégories.

Triés ensuite par modèle et processeur, ils sont entrés en stock, puis mis sur la Market place d’EcoMicro, MonReconditionné.fr.

Pour les téléphones, le tri se fait entre ceux qui sont réparables et ceux qui sont bloqués. Ces derniers partent au recyclage. Pour les autres, un banc de test (plus de 20 tests incluant la caméra, la batterie, etc.) permet d’établir un diagnostic précis de leur état. Des crash tests de batterie sont notamment réalisés (on la pousse dans ses limites pour identifier les défauts). Une fois réparés (écrans cassés, composants abimés…), ils sont reconditionnés dans de jolies boîtes. Les réparations des téléphones sont très minutieuses car les pièces (notamment les vis) sont très petites. Les manipulations sont délicates et si elles ne sont pas faites correctement, elles peuvent abîmer définitivement le téléphone.

 

Occasion ou reconditionné : quelle différence ?

Il faut différencier le marché de l’occasion (comme Back Market) du reconditionné. Les 2 sont intéressants, mais ne sous entendent pas la même chose. A la différence de l’occasion, le reconditionné doit satisfaire à un cahier des charges exigeant. D’ailleurs, une labellisation est en cours de définition. Elle va préciser ce qu’est un bon produit reconditionné.

Par exemple, pour fonctionner EcoMicro doit respecter pas moins de 12 réglementations (RGPD, code de l’environnement…) ! Il y a une foule de garanties à apporter et cela nécessite des équipes expertes et formées en continu.

 

Comment les prix du reconditionné sont-ils fixés ?

Pour fixer ses prix, EcoMicro s’impose 2 règles :

  • Se positionner à maxima au niveau du prix du marché pour les produits vendus sur sa Market place et offrir une garantie de 1 an. Les clients ont 30 jours pour se rétracter (contre 14 prévus par la loi). La Market place privilégie les circuits courts et offre un service client Français.
  • S’engager pour l’inclusion et l’accès des plus démunis au numérique. L’entreprise se mobilise notamment auprès d’associations d’accueil de SDF en donnant du matériel et en participant à des formations. Pas de revenu généré ici : le temps passé n’est pas rémunéré ; mais cela répond à un besoin et à une réalité sociale.

 

EcoMicro travaille par ailleurs avec l’IUT et les clusters du numérique à la création d’un diplôme universitaire sur les métiers du reconditionnement.

Nous remercions :

  • Tous les collaborateurs d’InfleXsys qui se sont mobilisés avec enthousiasme pour collecter ces équipements.
  • Tous les particuliers qui ont été sollicités et qui ont joué le jeu.
  • Les entreprises qui nous ont suivi dans ce défi, et notamment Aquitaine Bio Technique (ABT) et son dirigeant Jean Poyet.
  • Et bien sûr, toute l’équipe EcoMicro de nous avoir si bien accueilli et présenté son activité.

Merci à tous de nous avoir aidés, comme le petit colibri, à faire notre part !

 

Et ce n’est pas fini ! A suivre d’ici fin octobre : le bilan de notre 2ème étape « Inventons nos vies bas carbone » !

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Nous restons à votre disposition pour échanger avec vous autour d’un café.